Date
de la soirée :
20 / 11 / 2001
Date
de dernière modification : 05/04/2005

Les
excès de sommeil

Introduction :
Leur banalité est une des raisons pour lesquelles le sujet
intéresse beaucoup moins le corps médical.( voir :
"La vigilance normale" ).
Et pourtant, derrière cette plainte polymorphe fréquente
souvent confondue avec la fatigue, le surmenage... etc., peuvent se glisser des
troubles invalidants qui imposent un bilan diagnostic et un traitement.
Définition :
Le symptôme commun à toutes les plaintes est une difficulté à obtenir
une vigilance normale, se traduisant par une propension excessive à s'endormir
dans des périodes du nycthémère non prévues à cette (in)activité.
C'est la somnolence diurne excessive ( SDE ),
survenant tous les jours et de façon prolongée et invalidante.
Deux catégories de troubles :
Excès
de sommeil induits par des facteurs environnementaux.
Excès
de sommeil conséquence d'une maladie.

Excès
de sommeil induits par des facteurs environnementaux :
Insuffisance
de sommeil chronique "volontaire mais non intentionnelle".
Vols
transméridiens ( jet lag ).
L'alcool.
Les
médicaments.
Imprégnation
hormonale du premier trimestre de la grossesse.
Intoxication
par l'oxyde de carbone ( CO ).
Excès
de sommeil conséquence d'une maladie :
Troubles
respiratoires liés au sommeil.
Narcolepsie
( Maladie de Gélineau - 1880 ).
Les
syndromes dépressifs ( surtout atypiques ).
Les
troubles du rythme veille-sommeil.
Traumatismes
crâniens.( Pas nécessairement en rapport avec un syndrome subjectif post TC ).
Affection
bactériennes ou virales ( Mononucléose infectieuse, Hépatites).
AVC du
mésencéphale.( Territoire vertébro-basilaire ).
L'hypertension
intracrânienne quelle qu'en soit l'origine.
Tumeurs
et abcès cérébraux du fait de leur localisation ( hypothalamus, épiphyse,
pédonculaire).
Encéphalites
et méningo-encéphalites.( "Maladie du sommeil" ou trypanosomiase
africaine).
Encéphalopathie
alcoolique, encéphalopathie hépatique.
Démences.
Affection
dégénératives ( Parkinson, paralysie supra nucléaire progressive, atrophie
olivopontocérébelleuse, etc.)
Troubles
endocriniens et métaboliques ( l'hypothyroïdie et l'acromégalie par le biais
du syndrome d'apnée du sommeil induit (S.A.S. )).
Hyponatrémie.
Insuffisance
rénale terminale.
Intoxication
par le CO.
Hypersomnie
idiopathique ( syndrome de Kleine-Levin ) du sujet jeune ( très rare ).

Sources :
Drs T. Faivre et P. Lemoine ( CHS le Vinatier,
Bron, Rhône, France ) Le Généraliste N° 1902 - 27 / 11 / 1998, p. 6à 12.
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